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May 27th, 2007 - 09:07:27 |
Macumu Pierre
Le Burundi se prépare à abriter une table ronde de ses bailleurs de fonds
L’actualité politique nationale devrait être dominée par les préparatifs déjà avancés de la table ronde des bailleurs de fonds du Burundi qui va se tenir très prochainement à Bujumbura, les 24 et 25 mai pour être précis. Il s’agit d’un rendez-vous très important pour un pays qui compte énormément sur les aides et crédits de la communauté internationale.
Ayant eu le loisir de lire le document de plus de cent pages où sont exposées les priorités pour lesquelles le gouvernement burundais sollicite la générosité de la communauté internationale, je me dis que ce travail non moins remarqauble ainsi que les requêtes du gouvernement méritent une attention particulière des bailleurs de fonds. C’est que malgré les tâtonnements, la volonté politique de bâtir, de développer le pays et de réconcilier la nation avec elle-même existe. Il convient cependant de rappeler ici et cela à l’intention du gouvernement burundais, que des mesures drastiques de lutte contre le gaspillage étatique, la corruption, les bévues et l’école buissonnière où s’égarent encore pas mal de fonctionnaires de l’Etat, doivent s’imposer. Sans doute faut-il mettre la main à la pâte, proposer des solutions durables et bien pragmatiques aux problèmes de l’insalubrité, du chômage, des famines, bref, pour tout le sous-développement et le passé national combien douloureux.
Etant donné qu’il ne revient pas au président de la République de prendre personnellement toutes les affaires du pays en mains mais que la constitution qui lui donne plutôt le droit de nommer aux emplois civils et militaires l’autorise à déléguer certains pouvoirs et à créer des postes de responsabilité pour des Burundais compétents et motivés, j’aimerais ici vous faire partager quelques morceaux choisis du document que les ministres concernés au premier plan par l’organisation et la réussite de la table ronde ont présenté aux bailleurs de fonds et aux hommes des médias (pour des échanges utiles et une large publicité le cas échéant).
Ce document combien volumineux illustre bien le poids des attentes et des chantiers du pays pour une période de trois ans. De ce programme pour lequel le Burundi tend les mains devant les pays riches ou généreux se dégagent quatre grands axes prioritaires à savoir « la relance des activités productives agricoles en engageant des investissements conséquents pour restaurer les conditions d’une agriculture vivrière viable et le développement de la pluriactivité rurale; le rééquilibrage intra sectoriel en matière de bonne gouvernance en accordant plus d’attention au secteur de la justice; le développement du capital humain en donnant plus de ressources et de moyens aux secteurs de l’éducation et de la santé; le développement des infrastructures économiques en particulier l’énergie, les routes et les pistes rurales.»
Comme exposé et défendu par quelque huit membres du gouvernement d’abord à Genève et puis récemment à Bujumbura, le « Programme d’Actions Prioritaires (PAP) de mise en œuvre du CSLP 2007-2010 s’inscrit dans les nouvelles politiques publiques que le gouvernement compte mettre en place pour accélérer la mutation de l’économie burundaise et faciliter la réconciliation nationale. Il se présente comme le cadre opérationnel du CSLP qui a été adopté en 2006 par le parlement et le gouvernement et qui vient d’être adopté respectivement par le FMI et la BM les 09/ et 13/03/2007. Le but de ce programme est d’engager réellement des actions de développement pour sortir le pays du cercle de l’assistance humanitaire et de gestion quotidienne des difficultés de trésorerie de l’Etat. Le PAP a été élaboré suivant une démarche itérative de participation et de concertation avec les administrations concernées, les bailleurs de fonds, le secteur privé et la société civile. Il se distingue par sa flexibilité et par son caractère glissant au vu des indicateurs de suivi et des performances. Il comprend plusieurs composantes porteuses de coopération transversale (impliquant plusieurs administrations et Ong pour une action précise) et séquentielle (garantissant l’articulation des différentes phases de mise en oeuvre des actions). »
L’autre dimension du programme est le regroupement des projets participant à la lutte contre la pauvreté. Le PAP est structuré en 17 programmes distincts pour un volume d’investissements global de 1.320,2 millions $ dont 785,5 millions $ sont déjà acquis. Près de 40 % (38,6 %) des 785,5 millions $ sont orientés vers les secteurs productifs et d’infrastructures d’appui à la production et 29 % vers les secteurs sociaux. Les projets et actions liés à la question de la gouvernance absorberont 26,5 % des investissements programmés (financements acquis et alloués aux différents secteurs de la sécurité). Les financements additionnels permettant la mise en œuvre du CSLP dans des bonnes conditions sont de 534,7 millions $ pour la période 2007-2010
Ces financements seront orientés vers les secteurs productifs et les infrastructures (51 %). Le secteur de l’énergie accaparera 7,6 % des nouveaux financements. L’Etat, dans le cadre de son budget d’investissement, contribuera à hauteur de 141,6 millions $ pendant les trois ans du PAP ‘soit 26 % des nouveaux financements à rechercher). Les contributions nettes attendues de la part des partenaires au développement sont de 393,1 millions $. A cela s’ajoutent, les appuis budgétaires de 247,8 millions $.»
On note que dans ledit document, le gouvernement regrette quasiment que « le programme d’urgence de 2006 n’ait pas produit les effets escomptés en raison du faible taux de réalisation des engagements. En effet, en 2006 sur un total de 168 millions $, seulement 39 % ont été honorés soit 66 millions. Les aides ont touché l’assistance aux populations victimes de la sécheresse et de la famine (23 millions $), les appuis budgétaires (22 millions $) et les fonds fiduciaires (13,6 millions $) pour l’achat de fournitures scolaires et de médicaments.
Le programme d’actions prioritaires de mise en œuvre du CSLP 2007-2010 s’inscrit dans une vision de relance de activités productives et de développement du capital humain. Les investissements programmés totalisent 1.320 millions $ dont 785,5 millions $ seront financés par les principaux partenaires au développement. Les financements à mobiliser pour les prochaines années sont de 534,7 millions $ dont 141,6 millions $ seront assurés par le budget de l’Etat. Les financements additionnels sont orientés vers:
1) les secteurs productifs porteurs de croissance économique, 18,4 % soit 98,4 millions $ en direction des cultures vivrières, des cultures d’exportation et des investissements de restauration des sols et de maîtrise de l’eau pour le développement des cultures ;
2) la relance du secteur privé avec 18 millions $ ;
3) le développement des ressources humaines en mettant en œuvre des politiques sectorielles d’envergure en matière d’éducation et de santé qui n’ont pas bénéficié d’appuis massifs pour permettre aux populations d’accéder aux services de base et de préparer le pays à se rapprocher des Objectifs du Millénaire de Développement; les investissements supplémentaires requis pour les prochaines années sont de 182,3 millions $ soit 34,1 % du total des financements à mobiliser ;
4) du secteur de l’énergie qui accuse de déficits de capacités de production et d’infrastructures de distribution nécessitant un programme spécifique pour créer de nouvelles conditions d’alimentation en énergie pour les secteurs économiques et les ménages ; 7,6 % des financements additionnels seront alloués aux investissements de mise à niveau techniques et de restructuration de la société Regideso soit 40,9 millions$.
Le Programme d’Actions Prioritaires se présente non seulement comme le cadre de référence de mise en œuvre du CSLP qui a été élaboré selon une démarche participative mais il situe les actions dans une phase exceptionnelle de restauration de l’appareil productif, après tant d’années de destruction des infrastructures du pays.»
Le gouvernement burundais reste d’avis que les investissements et les actions envisagés dans ce programme devraient trouver des échos favorables auprès de la communauté internationale pour aider le pays et le peuple à rejoindre les autres pays de la région dans le processus de relance de la croissance économique et de la stabilité politique dans toute la région des Grands Lacs. Pour l’Etat burundais, les bailleurs de fonds peuvent faire montre de compréhension et surtout prendre en compte l’ampleur et les séquelles de la crise que le pays vient de traverser.
Le gouvernement burundais souhaite pour le moment ne pas être traité comme un pays normal obéissant à certaines contraintes du FMI et la Banque Mondiale en raison du niveau de destruction du pays, des tensions sociales, du fait du retour massif des réfugiés et de la forte pression sur les terres. Au contraire, des moyens exceptionnels et des instruments nouveaux pourront être mis à sa disposition par les partenaires afin de lui permettre de mettre en œuvre un programme de reconstruction ambitieux et réaliste. Le programme d’actions prioritaires vise donc à accélérer le processus de changements de mentalités et du mode de fonctionnement de l’économie du pays. Il a pour ambition de créer des opportunités d’emplois et d’espoir pour les populations meurtries par plusieurs années de guerres. Inutile de mentionner que ledit programme souligne l’urgence de l’accompagner, pour les prochaines années, des appuis budgétaires pour faire face à certaines échéances notamment pour les salaires et le règlement des problèmes des militaires démobilisés.
Aux bailleurs de fonds et partenaires du Burundi, nous disons qu’ il est grand temps de joindre l’acte à la parole au lieu d’endormir les peuples du tiers monde par des promesses jamais tenues. Inutile de faire remarquer au demeurant que les déceptions ou les manquements aux conditions généralement fantaisites pour ne pas dire non réalistes, font surtout du mal au petit peuple qui pourtant a démontré qu’il sait lui-même châtier les mauvais gestionnaires au moyen d’un vote sanction. Le régime actuel en est conscient: 2010 est une date avec laquelle il ne faut pas badiner!
May 27th, 2007 - 09:03:33 |
Macumu Pierre
Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP)
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1. Le Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) a été élaboré dans un contexte de changement politique important marqué par la restauration de la sécurité et caractérisé par une évolution socio-économique encourageante. La stratégie élaborée sur une base participative reflète cette situation et projette le Burundi vers un lendemain meilleur à travers les réformes et programmes qu’elle préconise et dont l’objectif est de bâtir une nouvelle société d’espoir pour les burundais en ce début du 3ème millénaire.
a. Contexte général de normalisation politique et de reconstruction nationale
2. L’Elaboration du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) intervient également à l’issue d’une longue période de négociations encouragées et soutenues par la communauté internationale et la mise en place d’un cadre pour la réconciliation nationale. Les négociations pour une paix globale se sont achevées à Arusha en Tanzanie en août 2000. Il s’en est suivi la mise en place d’une transition politique de 36 mois (2001-2004) qui a abouti à l’organisation et la tenue d’élections générales qui ont mis fin à la période de transition dans le respect de l’Accord d’ Arusha pour la Paix et la Réconciliation Nationale. La mise en place des institutions démocratiques constitue un tournant décisif dans la restauration de la paix, l’instauration d’un Etat de droit et le retour de la sérénité, éléments indispensables pour le développement socio-économique du Burundi.
3. Cette heureuse évolution politique a été rendue possible par l’appui multiforme de la communauté internationale à travers l’Opération des Nations Unies pour le Burundi (ONUB) qui a assuré le bon déroulement de tout le processus. Le gouvernement est aujourd’hui en pourparlers de paix avec le dernier mouvement rebelle à travers ses deux branches dans le cadre du processus démocratique mis en place. Pendant la même période, on constate néanmoins que la pauvreté s’est considérablement accrue. Cette paupérisation est encore aggravée aujourd’hui par la faiblesse des ressources de l’Etat et des ménages ainsi que l’existence d’une population de sinistrés victimes du conflit tels que les réfugiés, les déplacés intérieurs, les enfants de la rue et les orphelins.
b. Un contexte socio-économique de sortie de conflit
4. Le CSLP- Complet intervient dans une conjoncture économique difficile de sortie de conflit, caractérisée par une insuffisance de la production, et des revenus, une faiblesse de l’aide internationale, et de l’investissement ainsi qu’une persistance d’une forte pression sur la trésorerie de l’Etat. De même, cette situation se traduit par la faiblesse des capacités du gouvernement à gérer les ressources publiques qui ont été fortement effritées. Une bonne partie de la base des ressources humaines du secteur public a été détruite.
5. Ces difficultés ne doivent pas occulter les progrès réalisés dans la conduite des réformes macroéconomiques soutenues par les institutions de Bretton Woods qui ont permis au pays d’atteindre l’initiative PPTE. La mise en œuvre satisfaisante de ces réformes a ouvert la voie à des développements importants, notamment la possibilité d’annulation de la dette multilatérale une fois que le point d’achèvement de l’initiative PPTE sera atteint.
c. Le Contenu du CSLP
i) Principales Contraintes à la Croissance et à la Réduction de la Pauvreté
6. Les consultations participatives communautaires, sectorielles et thématiques réalisées au niveau national et communal ont permis d’analyser les caractéristiques de la pauvreté et d’en relever les principales contraintes. Il s’agit :
i). Des contraintes liées à la gouvernance, à la sécurité et à la résolution des conflits ;
ii). Des rigidités structurelles à la croissance économique;
iii). Une instabilité du cadre macroéconomique ;
iv). Une faible qualité et un accès insuffisant aux services sociaux de base ;
v). Une augmentation des populations vulnérables suite aux effets néfastes du conflit ;
vi). Une forte prévalence du VIH/SIDA ;
vii). Des contraintes liées au genre et à l’équité.
ii) Vision du Développement à long terme
7. Le CSLP présente une vision du développement à moyen et long terme pour le Burundi et fixe des objectifs volontaristes de réduction de la pauvreté. Ces objectifs sont cohérents avec le programme prioritaire du gouvernement 2005-2010 et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Pour concrétiser cette vision, les fondements du CSLP s’articulent autour des principes suivants : (i) le recentrage du rôle de l’Etat ; (ii) le maintien de la paix et de la sécurité (iii) le renforcement des capacités ; (iv) la relance de la croissance économique (v) le renforcement de la dynamique communautaire ; (vi) l’affirmation du rôle central de la femme et (vii) la promotion d’un nouveau partenariat avec les bailleurs de fonds.
iii) Les principaux axes stratégiques
8. Des analyses quantitatives et qualitatives et des conclusions des études sectorielles et thématiques sur la pauvreté, il se dégage un consensus sur quatre axes stratégiques principaux qui sont :
i) L’amélioration de la gouvernance et de la sécurité ;
ii) La promotion d’une croissance économique durable et équitable ;
iii) Le développement du capital humain ;
iv) La lutte contre le VIH/SIDA.
Axe n° 1 : Amélioration de la gouvernance et de la sécurité.
9. L’amélioration de la situation sécuritaire du pays après plus d’une décennie de conflit demeure une des conditions sine qua none pour le rétablissement d’un environnement propice à la relance de l’économie et la réconciliation nationale.
10. L’objectif du gouvernement dans le domaine sécuritaire est de rétablir la libre circulation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire. A cette fin les actions prioritaires qui sont déjà engagées ou à venir vont en direction de : (i) la négociation du cessez-le-feu global et permanent en vue de la consolidation de la sécurité ; (ii) la poursuite des programmes de démobilisation, de désarmement et d’intégration jusqu’à la stabilisation des effectifs des militaires et des policiers à un niveau qui répond aux besoins du pays et compatible avec ses capacités financières ; (iii) la professionnalisation des corps de défense et de sécurité ; (iv) le désarmement des populations civiles et la lutte contre la prolifération des armes légères.
11. Conscient de l’ampleur des défis à relever dans un domaine aussi crucial que la gouvernance le gouvernement se fixe un certain nombre priorités : renforcer l’Etat de droit et la justice, gérer les contentieux liés au passé pour prévenir l’avenir, renforcer la culture démocratique, promouvoir une administration publique efficace, renforcer la décentralisation, mettre en place un système de gestion transparente des finances publiques et lutter contre la corruption.
Axe n° 2 : Promotion d’une croissance économique durable et équitable
12. L’avenir du Burundi dépendra de sa capacité à assurer une croissance économique forte et durable afin de nourrir une population toujours croissante et réduire la pauvreté. La promotion de cette croissance est un des objectifs prioritaires du CSLP et les actions prioritaires retenues concernent (i) des actions stratégiques pour dynamiser les secteurs porteurs de la croissance, notamment l’agriculture vivrière et les cultures d’exportation, l’élevage, le commerce, les mines et les industries de transformation, (ii) la relance du secteur privé (iii) la diversification des opportunités d’emploi et de revenus en milieu rural notamment à travers le micro crédit, la promotion des travaux à haute intensité de main d’œuvre, (iv) la réhabilitation et la modernisation des infrastructures de transport, d’énergie et des télécommunications qui sont indispensables pour générer des externalités permettant d’augmenter la compétitivité de l’économie burundaise, (v) le rétablissement des équilibres macro-économiques.
Axe n° 3 : Développement du Capital Humain
13. Le gouvernement est convaincu que le développement durable repose sur des ressources humaines qualifiées et en bonne santé. Dans ce cadre, son objectif est de rétablir des services sociaux de qualité en partenariat avec les communautés bénéficiaires elles mêmes. Pour ce faire, des actions prioritaires relevant des secteurs de la santé et de l’éducation, de l’adduction d’eau potable et de l’assainissement, de l’urbanisme et du logement décent pour tous ont été identifiées. De plus, des actions visant non seulement les réfugiés, les déplacés mais aussi d’autres groupes vulnérables tels que les enfants de la rue, les orphelins, les victimes de calamités naturelles et les handicapés ont été mis en exergue. En outre, des actions favorisant des approches communautaires dans la prise en charge et réinsertion des sinistrés ont été retenues, notamment pour aider les populations en état de précarité à reprendre pied dans une vie normale grâce à la promotion de la solidarité nationale et à l’acquisition des compétences pour s’insérer dans le secteur moderne de l’économie.
Axe n° 4 : La lutte contre le VIH/SIDA
14. L’objectif fondamental du gouvernement est de réduire fortement la propagation de la pandémie par la promotion de la prévention, la prise en charge des malades des familles infectés et affectées par le VIH/SIDA. Les actions retenues visent à la fois la prévention, l’accès aux médicaments et le soutien aux familles touchées à subvenir aux besoins élémentaires. L’acquisition de capacités pour des AGR constitue un aspect important de la politique préconisée pour la lutte contre le VIH/SIDA.
iv) Le processus d’élaboration du CSLP
15. Le CSLP a été élaboré sur la base des conclusions et recommandations consensuelles des consultations participatives auprès de différents groupes cibles que sont : les communautés rurales, l’administration, le secteur privé, la société civile et certains groupes vulnérables, le parlement et les partenaires au développement.
(i) Les consultations communautaires ont eu lieu dans chaque commune et chaque province du pays et ont permis de dégager les déterminants de la pauvreté et de formuler les actions à mener pour la combattre. Les consultations communautaires ont permis à 14.600 personnes, dont plus de la moitié de femmes d’exprimer leurs points de vue et leurs aspirations pour sortir du piège de la pauvreté.
(ii) La conduite des consultations sectorielles et thématiques a également suivi une approche participative et inclusive. Au total 840 participants ont pris part aux échanges qui ont permis d’identifier les contraintes et les potentialités des secteurs respectifs, de déterminer les axes stratégiques, d’arrêter les actions pertinentes à mener et proposer des mécanismes de suivi et évaluation appropriés au niveau des secteurs.
v) Mise en œuvre de la Stratégie
16. Le CSLP constitue le cadre unique de référence et de la planification du développement socio économique du Burundi et sa mise en œuvre se fera à travers les ministères techniques, les organisations communautaires au niveau décentralisé, les ONGs, la société civile ainsi que le secteur privé en partenariat avec les partenaires au développement
17. La mise en œuvre, le suivi et l’évaluation du CSLP nécessitent l’élaboration et la mise en place d’un cadre et des structures institutionnelles appropriées. A ce titre et à court terme, un accent sera mis sur le renforcement des capacités des différentes structures et acteurs dans les domaines de l’analyse de la pauvreté, de la planification, du financement et de la mise en œuvre des programmes et projets prioritaires de réduction de la pauvreté. Il s’agira en particulier : des directions des études et de la planification des ministères sectoriels, de ISTEEBU, des ONG, du secteur privé, de organisations de la société civile, et des partenaires au développement.
18. La mise en œuvre de la stratégie sera faite à travers un système de suivi- évaluation participatif organisé comme suit : (i) suivi évaluation de la stratégie, (ii) le suivi des indicateurs de la pauvreté et des objectif du Millénaire pour le Développement (OMD) ; l’évaluation de l’impact des politiques, des réformes et des programmes de réduction de la pauvreté de la stratégie. Le suivi- évaluation mettra un accent sur l’approche participative, afin d’impliquer tout au long du processus de l’exécution, toutes les parties prenantes impliquées dans le processus d’élaboration du CSLP tant au niveau décentralisé que national. A ce titre, des indicateurs de performance seront élaborés et harmonisés dans le double objectif de la coordination du suivi/évaluation du CSLP et de la cohérence des procédures et des résultats attendus.
vi) Le Partenariat
19. Avec les ONG, le Gouvernement entend continuer le partenariat dynamique qui a toujours existé entre les organisations non gouvernementales (ONG) et le Burundi dans le cadre de la reconstruction nationale et la lutte contre la pauvreté. Le Gouvernement s’engage à créer et renforcer le cadre de partenariat existant afin de permettre aux ONG de jouer pleinement leur rôle d’appui à la dynamique et au développement communautaire pierre angulaire de la mise en œuvre du CSLP.
20. Avec les Partenaires au Développement. Le Gouvernement, conscient des enjeux et des défis à relever dans la mise en œuvre du CSLP mettra tout en œuvre pour renforcer le partenariat déjà existant entre lui et les partenaires au développement à travers les structures telles que le SP/REFES dans le cadre de la mise en œuvre du CSLP et le SP/CNCA dans le cadre de la, coordination de l’aide. Des modalités pratiques seront développées afin de promouvoir la concertation autour des questions d’intérêt communs ou particulier, la coordination et l’harmonisation des programmes, la mobilisation de l’aide, le renforcement des capacités, le suivi et l’évaluation du CSLP.
May 15th, 2007 - 10:55:00 |
Macumu Pierre
YES Family,
YES Burundi in collaboration with ASAVO would like to open a computer training center and the Technology of communication and this within three weeks so that we can give an opportunity to a great number of young people coming from rural area to get knowledge of computer and technic of communication.
The training will enable them to reinforce their professional capacities.
At the end of the training, YES Burundi in collaboration with ASAVO will do their best to look for organizations which can hire those trainees and by that we will be fighting against poverty and for other Millennium Development Goals.
Those who won't get any place where to work, will be granted a kit computer material that will enable them to create jobs in their rural area and this will be in youth entrerpreneurship.
We would really be grateful if you could help obtain at least 10 computers for our center. Thanks for cooperation.
May 12th, 2007 - 08:51:28 |
Macumu Pierre
Burundi
Burundi is experiencing a period of relative calm following a decade of conflict. It is one of the poorest countries in the world - over half of the 7.5 million inhabitants live on below one dollar per day.
The government views its population growth (3.4 per cent per year) and fertility rates (6.8 lifetime births per woman) as too high. The maternal mortality ratio is also high, estimated at 1000 deaths per 100,000 live births. Infant mortality is reported at 102 deaths per 1,000 live births in 2005. There is more cause for concern: only 25 per cent of all births take place with skilled attendants, life expectancy at birth is 44.5 years in 2005 and the contraceptive prevalence rate in 2000 was only 15.7 per cent for any method.
HIV/AIDS continues to be a priority concern. In 2002, HIV prevalence for women and men over the age of 12 was 6 per cent, with more women than men infected. Incidences of sexual violence affect 1.3 per cent of women 14 years or older, and the government continues to deal with the enormous economic and social needs of displaced persons (estimated at 140,000 in August 2004).
The Interim Poverty Reduction Strategy Paper (November 2003) specifies four priority areas: Quality and accessibility of basic social services, including health care; socio-economic consequences of conflict; HIV/AIDS prevention; and promotion of gender equity.
The government and its partners, including UNFPA, continue to focus on rehabilitation and construction of health facilities and the reintegration of war victims and disadvantaged groups into the economy. Other interventions aim to promote family planning, improve emergency obstetric care, improve access to anti-retrovirals and condoms, provide support to AIDS orphans, and meet the sexual and reproductive health needs of youth. UNFPA continues to be Burundi's major provider of reproductive health commodities.
May 12th, 2007 - 07:57:18 |
Macumu Pierre
Halting the spread of HIV/AIDS
HIV/AIDS has a devastating impact on those who live with the virus as well as their families. The pandemic also has wide-ranging repercussions on all sectors of society and can damage the fabric of entire communities. When teachers die from HIV/AIDS, the children they used to educate lose out; when doctors and nurses fall ill, hospitals struggle to provide patients with the care they need; when parents die, their children are often left to fend for themselves and become vulnerable to exploitation and abuse.
The scale of the crisis points to a major development challenge. The number of people living with HIV globally has now reached an estimated 40.3 million. In 2005, 3.1 million people died of AIDS-related illnesses; of these, more than 500,000 were children. Even though there is evidence that rates of infection have decreased in certain countries (including Kenya, Zimbabwe, and some countries in the Caribbean), overall trends in HIV transmission are still increasing. As a trusted development partner, and co-sponsor of UNAIDS, the Joint UN Programme on HIV/AIDS, UNDP works to prevent the spread of the virus and reduce its impact. We help countries put HIV/AIDS at the centre of national poverty reduction strategies, we promote coordinated and effective responses to the pandemic and we help countries develop the capacity to protect the rights of people living with HIV/AIDS.
In sub-Saharan Africa, where the pandemic has taken its worst toll, HIV is claiming the lives of society’s most productive members—farmers, doctors, teachers, civil servants, scientists and agriculture workers. A strategy developed by UNDP—the Southern Africa Capacity Initiative (SACI)—aims to help Southern African countries address the impact of capacity erosion in key sectors, including public services, agriculture, health, education and the private sector. This $42 million initiative helps governments to develop policies that respond effectively to the unique challenges of providing services in the HIV/AIDS era—developing leadership capacity and skills, and empowering institutions to continue functioning and delivering services. We also help countries cope with the loss of skilled public sector workers by expanding training opportunities and laying the foundations for long-term human resources strategies.
In Botswana, SACI helped the Directorate of Public Service Management improve the efficiency of human resources management by cutting red tape and simplifying lines of reporting. A similar approach was adopted in South Africa to identify bottlenecks and take remedial action in the KwaZulu Natal and Limpopo health sectors. Increased efficiency in record-keeping and scheduling led to significant reductions of hospital waiting times. In Lesotho, Malawi and Zambia, SACI helped governments seize information and communication technology opportunities and assessed the challenges presented by e-governance to improve service delivery in the public sector. SACI is also benefiting from UNDP’s corporate partnership with Microsoft through the recently established Shared Solution Network portal, which facilitates knowledge sharing among various key stakeholders. The SACI framework has been adopted by the UN Regional Team as a key capacity development tool that could be used by several UN agencies. Other African countries are now looking to join this initiative.In Asia—where the number of people living with HIV/AIDS rose from 7.1 million in 2003 to 8.3 million in 2005—a flagship UNDP capacity development programme, Leadership for Results, has made a measurable impact on the fight against HIV/AIDS. In China, the programme helped transform institutional structures by giving officials the tools to coordinate HIV/AIDS policy more effectively among different government departments. The programme supported efforts to promote greater openness about HIV/AIDS, more widespread education about the epidemic, and increased tolerance for people living with the virus. In the city of Xintai, in the Shandong province, a successful initiative was developed to spread awareness about the pandemic, reach out to vulnerable groups and provide support for HIV-positive individuals. These efforts are all the more important given that knowledge about HIV/AIDS and the way it is transmitted remains limited in China, particularly among the rural population and migrant workers. A joint initiative between UNDP and the China-based EPIN Technologies, a leading player in the country’s new media industry, contributed to raising awareness about HIV/AIDS by showing education clips onboard trains in China. By using EPIN’s plasma advertisement outlets, this campaign will reach millions of passengers, highlighting the basic facts about HIV and the need to treat those living with the virus with respect and tolerance.
One of the main hurdles in the fight against HIV/AIDS is the stigma and discrimination suffered by those who live with HIV. Fear of rejection often prevents people from seeking medical help and support services. Moreover, the threat of stigmatization stops people at risk from getting tested, thus hampering efforts to halt the spread of the virus. In Latin America and the Caribbean, UNDP used its Leadership for Results programme to launch a number of sensitization initiatives. In the Dominican Republic, for instance, our efforts focused on helping to tackle the spread of HIV/AIDS among the armed forces—a highly vulnerable group. We supported the establishment of a Network of Military Educators, the first of its kind, to help promote understanding and tolerance for those who live with HIV/AIDS among officials and recruits. Building on this success, UNDP also worked with a large group of people living with the virus to improve their leadership capacities and help them negotiate effectively with government officials and service providers. The training we provided gave them the tools and skills needed to have a significant impact within their communities and help bring about a change in attitudes towards the epidemic. he Arab region, UNDP has been working closely with governments, civil society and religious groups to increase awareness about HIV/AIDS and build leadership to break the stigma associated with the virus. In collaboration with UNAIDS, UNDP mobilized religious leaders from the Arab region to speak out about HIV/AIDS. As a result, in December 2004, more than 80 key religious figures from 18 Arab countries signed the ‘Cairo Declaration’ calling for solidarity with those who live with HIV. Since then, five sub-regional workshops have been held to help religious leaders gain a better understanding of the reality of HIV/AIDS in the region and its impact on communities. According to Sheikh Tuhamy Ragy, senior Muslim religious leader in Morocco, “After my participation, I immediately started to contact Imams and Ullama and formed ‘rings’ to train them on HIV/AIDS work. Each ring has 10 major leaders. Tens of thousands listen to the messages of these leaders each week. We faced difficulties; leaders were hesitant to speak about these issues…but we used references from the Koran and gradually the silence is breaking down and the leaders are catching the vision.”
The HIV/AIDS pandemic represents a significant threat to development, stability and growth prospects in many countries. The level of funding mobilized to meet this challenge must therefore be proportionate to the magnitude of the crisis. One of the principal resources for large-scale HIV/AIDS programmes on prevention, treatment and care is the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria. Using its broad-ranging experience in fund management and procurement, UNDP is responsible for the implementation of projects financed by the Global Fund in 26 countries around the world. In Belarus, for instance, we helped secure a $6.8 million grant from the Global Fund to support prevention initiatives among drug users, commercial sex workers and prisoners. In 2005, UNDP began training over 500 outreach workers and specialists, who will, for the first time, provide advice and support to thousands of young people whose lives have been shattered by the use of drugs. UNDP is also addressing the issue of HIV/AIDS in prisons through the training of 1,800 medical personnel and volunteers who offer counseling, care and support to prisoners. This is one of many large-scale projects financed by the Global Fund in which UNDP has been working closely with governments to develop national capacities to halt the spread of HIV/AIDS.
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